
Pratiquement 4 mois après mon dernier gros objectif 2011, le marathon Nice Cannes, me voici prêt à affronter ma 1ère longue sortie.
Pourquoi 4 mois ? J’ai pris le temps de récupérer pendant 1 mois en faisant des petites sorties et puis les fêtes, je n’ai pas forcé. Et le début d’année avec les bonnes résolutions, mais voilà…
Mi-janvier : 1 douleur à l’aine me fait redouter la pubalgie, après examen le verdict tombe « vous êtes trop musclé ». Si j'avais su qu’un jour on allait me dire ça… J’aurai signé tout de suite. Le problème c’est que je suis trop musclé, non pas des abdos (mon rêve d’avoir des tablettes !) mais je suis trop musclé d’un psoas, le muscle à l’aine qui fait tout le travail : lever et baisser la jambe, c’est lui. Du coup étant trop musclé, il est trop raide, ce qui me provoque cette douleur. Par contre les abdos j'en n'ai pas, à travailler à l'avenir pour éviter ce genre de blessures.
Et me voilà parti pour soigner ce bobo…
Et le temps tourne : je reprend la course avec des petites séances et je monte petit à petit en volume et nous voici dimanche 11 mars pour ma 1ère sortie « longue » de l’année.
C’est parti. Je souffre au départ, pas chaud et manque de souffle dans le première montée.
Je suis seul contre mon principal adversaire : ma tête. Car ma tête m’envoie des pensées négatives « arrêtes toi, ralenti, tourne à gauche ça sera plus court, rentre à la maison… »
Mais je lutte. Je pense aux copains et copines qui courent en ce même moment soit sur un 10 km à Bourgoin, soit à l’entraînement sur les hauteurs de la ville et au 5ème km, changement d’attitude, je me sens bien et je commence à me faire plaisir, je ne vais pas vite, mais ce n’est pas grave, ma petite forme du jour me permet de prendre mon pied et de me faire plaisir.
La condition viendra au fil des séances.
Petite pose au km 10, je regarde quelques primevères sur le bord de la route tout en mangeant ma petite barre énergétique.
Km 11, grosse difficulté devant moi, une belle montée avec près de 150 m de dénivelé positif à encaisser. Je prends mon temps, je l’attaque en marchant et puis je me mets à courir malgré les jambes qui deviennent lourdes.
Je suis environ à 3 km de la maison, malheur je prends mal à mon psoas, damned la blessure revient, du coup j'ai le moral dans les baskets.
Tant pis, je vais finir comme ça et je commence dans ma tête à faire une croix sur mes projets : Buis les Baronnies le 15 avril – Trail des Gorges de l’Ardèche fin mai où j’aimerai bien faire le 40 km.
Le moral dans les chaussettes, j’arrive à une bifurcation, tout droit, c’est du plat pour arriver chez moi. Mais voilà je prends à gauche, c’est le chemin le plus dur pour rentrer à la maison. Tant pis pour le psoas, mais c’est également un très beau chemin que j’adore et une nouvelle fois je prends mon pied.
Et je n’y crois pas, le dernier km arrive et je n’ai plus mal à mon psoas, je me fais plaisir, même si les jambes sont très lourdes, mais un grand plaisir habite ma tête et du coup mon psoas, oublié. La douleur ressentie toute à l’heure n’était ni plus ni moins que dans la tête, cette foutue tête, cause de tant de maux.
Les personnes qui me connaissent le mieux me diraient « tu n’as pas confiance en toi, prend conscience en tes possibilités et surtout crois en toi ».
Et voilà j’ai fini, je suis à la maison, vite je branche mon GPS sur mon ordi et le verdict tombe : 1 h 40 pour faire 15,100 km et 400 m de dénivelé positif.
Ce n’est pas une très longue sortie, mais pour moi c’est la première et je suis content.
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ralphounet
- 44 ans
- montagnieu
- Pratiquant régulier.
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13 commentaires Bas de page
- Lien du commentaire 12-03-2012 posté par fernand
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12-03-2012
posté par
Guy67
Bravo Ralphounet !!! Une fois encore quand le mental est là, le reste suis !!!
Il fallait peut-être que ton "gros" psoas soit bien chaud pour que tu ne le sente plus ... pas de douleur à froid ?
Tu me tentes avec le trail des gorges du Verdon, tu n'es pas le premier à m'en parler.
Belle sortie longue pour une première :) -
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12-03-2012
posté par
occitan12
Un beau récit merci Ralphounet et c'est bien vrai quand le mental est fort tout le reste l'est aussi
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13-03-2012
posté par
freerunner
le mentl est la et le plaisir egalement
et puis tu as un psoas tres musclé d'ailleurs au dela de la douleur est ce risqué de courir quand meme?
peut on etirer le psoas?
ton pire ennemi : le doute -
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13-03-2012
posté par
Patrice
Ralphounet super ton récit et cela montre le mental du coureur à pied que nous sommes .il faut continuer et la forme va revenir tout naturellement
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13-03-2012
posté par
fernand
je pense que le psoas peut s'étirer , mais le masser est aussi bien !
http://entrainement-sportif.fr/etirement-psoas.htm -
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13-03-2012
posté par
ralphounet
Oui le psoas s'étire et il faut le faire pour notamment éviter cette blessure et aussi pour redonner de l'amplitude à la foulée.
La 1ère fois que mon kiné m'a étiré le psoas, j'ai eu affreusement mal, par contre lorsqu'il a étiré l'autre beaucoup moins car il était beaucoup plus souple.
Pourquoi ce problème à gauche : 2 hypothèses :
- la piste, à toujours tourner dans le même sens
- et courir seul du côté gauche de la route, et quand elle est bombée, l'appui de la jambe gauche va plus loin au sol que la jambe droite. -
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13-03-2012
posté par
fernand
il est évident que la piste doit y jouer . Mais c'est difficile de tourner dans l'autre sens quand il y a du monde
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14-03-2012
posté par
Patrice
Ralphounet tu ne possède pas de chemin stabilisé pour courir et alterner avec la route?
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17-03-2012
posté par
ralphounet
Pour la piste, tourner dans l'autre sens, ce n'est pas possible le mercredi soir avec le club, nous sommes nombreux et courons pas niveau. Je course pas mal sur chemin également.
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17-03-2012
posté par
fernand
au moins la récup ralphounet
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17-03-2012
posté par
ralphounet
Pour l'échauffement et la récup, nous tournons sur la pelouse et en sens inverse
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17-03-2012
posté par
fernand
parfait comme ça ralphounet
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En tout cas sache que le mental est primordial en CAP