
La planification de la saison permet d'optimiser ses performances en se concentrant sur des objectifs précis et éviter ainsi le surentraînement.
Il faut préalablement définir vos courses "prioritaires" (celles où vous souhaitez réaliser des performances) et les courses secondaires (qui vous aideront à avoir du rythme).
• Pour un coureur de 10km et semi-marathon, il ne faut pas dépasser 4 épreuves de 10 km et 3 semi-marathons par an.
• Pour un coureur de marathon, il ne faut pas dépasser 2 épreuves par an.
• Pour un coureur de 100km ou ultra trail, il ne faut pas dépasser 2 épreuves par an. Un délai de 6 mois est à prévoir entre les deux courses.
Avant de commencer toute préparation pour une épreuve, il est nécessaire d'établir un bilan personnel avec votre entraîneur : test VMA, temps de soutien, et bilan morphologique .
La période de préparation du coureur se décompose en 5 parties : la période de préparation générale, la période de préparation spécifique, la période d'affûtage (ou de pré-compétition), la période de compétition, la période de régénération. Lors de chaque période votre entraineur vous conçoit des séances en adéquations avec vos objectifs.
Chacune de ces périodes doit contenir des cycles en adéquation avec votre niveau, vos disponibilités, ainsi que votre objectif. On peut donc dire que la planification est "l'art de mettre en cohérence tous les paramètres du coureur".
Il est possible, lors d'une saison, d'avoir plusieurs périodes de préparation générale, spécifique et de compétition. Mais attention à ne pas négliger la plus importante, la période de régénération, sinon votre corps ne pourra pas totalement récupérer.
Exemple
• En période de préparation générale, l'orientation de l'entraînement est mis sur les volumes de travail importants avec une faible intensité, avec en parallèle des séances de PPG (renforcement général, exercices techniques). A la fin de cette période le coureur doit pouvoir supporter des semaines de travail importantes. Cette période peut aussi être utilisée pour travailler les points faibles.
• En période de préparation spécifique, nous allons jouer sur l'intensité, avec en parallèle des séances de PPS (travail de côtes et escaliers, circuits techniques). Cette période peut aussi être utilisée pour travailler les points forts.
• Lors de la période d'affûtage, l'intensité reste importante mais le volume diminue progressivement pour permettre de "faire du jus" et s'approcher de l'échéance dans un état de fraicheur optimum.
• Enfin la période de régénération va permettre à l'organisme de récupérer et de refaire les reserves. Il ne faut pas négliger cette période afin d'éviter les blessures.

Stéphane Rey
Préparateur Physique
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J'ai le souvenir il y a une dizaine d'années ou pendant 2-3 ans je faisais entre 25 et 30 épreuves par an et je m'éclatais ; bien sur l'entrainement était réduit car les courses s'enchainaient et je suis passé au travers pour les blessures